16 janvier 2005

Le CV de Laurent MINGUET

Laurent Minguet, marié, deux enfants, est né à Liège le 20 juillet 1959.

Après des études de latin-mathématiques à l'Athénée royal de Liège 1, puis d'ingénieur durant lesquelles il enseigne la physique comme élève-assistant, il obtient un diplôme d'ingénieur civil physicien à l'université de Liège en 1982.

Il travaille ensuite dans la coopération, à Casablanca (Maroc) comme professeur de mathématiques avant de rejoindre le département gisement de Pétrofina en 1984 qui l'amène à suivre une formation à l'Institut Français du Pétrole (IFP).

Il quitte cependant Pétrofina en 1985 pour travailler comme responsable de développement dans une PME électronique du secteur du broadcast.

En 1994, il rachète la société EVS Broadcast Equipment avec Pierre L'Hoest pour développer des enregistreurs vidéo numériques à disque dur destinés à supplanter les magnétoscopes à bande magnétique qu'utilisent les chaînes de télévision.

En 1996, EVS décroche un important contrat pour équiper les JO d'Atlanta par des enregistreurs à disque dur pour les ralentis et les replays. Les chaînes de TV du monde entier sont convaincues par la technologie – Canal +, CCTV (Chine), TV Globo (Brésil), NBC (USA),... – et la société grandit.

En 1997, EVS reçoit l'Oscar à l'exportation de l'Office Belge du Commerce Extérieur (OBCE).

En 1998, EVS fournit tous les enregistreurs numériques de la Coupe du Monde et entre en Bourse sur l'Euronext avec une capitalisation boursière de 100 millions €. EVS reçoit aussi le grand prix à la grande exportation de la Région Wallonne.

En 2000, EVS est élue entreprise belge de l'année. Aujourd'hui, le groupe EVS emploie 160 personnes, réalise un bénéfice de plus de 20 M€. Sa capitalisation boursière est de 500 millions €.

En 2004, Laurent Minguet développe, au sein du groupe, la filiale XDC dont l'objectif est de numériser les salles de cinéma en Europe et de fournir des copies et des services aux distributeurs de films numériques.

Laurent Minguet est également fondateur de la société de post-production Hoverlord, du Pôle Image de Liège, du Wallonie Data Center et est actionnaire de Belrobotics.

Parallèlement, il crée avec différents partenaires plusieurs sociétés ou associations actives dans le développement durable :

  • Horizon Pléiades : promotion immobilière spécialisée dans les bâtiments bioclimatiques (thermo-efficaces)
  • ATS : installation de panneaux solaires thermiques et séchoirs industriels.
  • Green-Invest : tiers investissement en chauffage et production électrique à biomasse.
  • CORETEC Engineering : bureau d'études spécialisé dans la cogénération, les réseaux de chaleur, les chaudières à biomasse.
  • BES : plantations de bois énergie en Casamance (Sénégal).
  • Oasis Boucotte : production maraîchère «bio» et centre de traitement des déchets en Casamance (Cap Skirring, Sénégal)
  • NowFuture.org : lettre électronique sur le développement durable.
Laurent Minguet est aussi fondateur de plusieurs entreprises comme Invest Minguet Gestion (IMG), poutre faîtière de ses activités ou E-Capital, fonds d'investissement pour les entrepreneurs.

Il reçoit le titre de Manager de l'année 2004 décerné par la rédaction et les lecteurs de l'hebdomaire Trends/Tendances, et en 2008, il est le lauréat du prix de l'innovation des Amis de l'université de Liège.

De 2003 à 2006, Laurent Minguet a été membre du comité de direction d’Agoria Wallonie, la fédération des entreprises technologiques où il a animé la cellule «Développement durable».

Depuis 2008, il est également Président fondateur du cluster TWEED, et en 2009 il est élu membre de l’Académie royale de Belgique, classe technologie et société.

11 commentaires:

Jean-Philippe Ducart a dit…

Pour apporter une contribution au débat, lire l'enquête que nous venons publier en mars sous le titre "Energies pour l'avenir", cordialement,
Jean-Philippe Ducart, Porte-parole de Test Achats

Anonyme a dit…

Monsieur Minguet, pouvez-vous me faire part de votre adresse e-mail ou de celle de contact de votre site? Ceci en vue d'une journée-événement concernant l'écologie et le développement durable. Veuillez m'écrire à cette adresse: stagemarketing@exki.be
Merci,
céline

Anonyme a dit…

Monsieur Minguet,
Avec d'autres citoyens, axés sur le concret avant tout, nous avons comme objectif l'installation d'un parc d'éoliennes "citoyennes" en Belgique (BW), à l'instar de ce qu'a fait Mr Delville à Houyet "asbl vent d'houyet". rentable, citoyen et bon pr la planete, que demander de +? J'ai contacté green-invest sans bcp de succès hélas. notre souhait est 1 partenariat "win-win" commune-citoyens-privé. je préférerais à-priori faire appel à votre invest plutot qu'à 1 banque lambda. Si vous etes interessé: manumertens@swing.be
merci
Emmanuel

loicbar a dit…

Monsieur Minguet,
Vous avez rencontré mes associés (Simon et Florent de Heode SPRL) à L'ALTB.

Je suis également associé d'une société de mise en relation entre demandeurs et installateurs de solutions durables.

J'aimerais discuter de cette plateforme avec vous.

Vous pouvez me joindre à votre meilleur convenance à l'adresse suivante : loic.bar@genes-e.com

Bien à vous,
Loïc Bar

Thibault de Changy a dit…

Monsieur Minguet,

Je découvre avec joie votre blog écologiquement impliqué et par là même votre parcours professionnel pour le moins radieux. C'est ainsi que, comme designer starter et possédant un ambitieux projet dans le secteur IT, j'aimerais vous en faire part.

Vos précédentes expériences peuvent s'avérer utiles à son élaboration, et la recherche de Supporters financiers pourrait m'en être facilitée.

Pour une plus large présentation, n'hésitez pas à me joindre à l'adresse :

fols_7@hotmail.com

Bien à vous.
Thibault de Changy


PS: je n'arrive pas à me mettre dans la mailing liste de votre news-letter.

Les bourlingueurs futés de Belgique a dit…

J'ai vraiment beaucoup apprécié votre intervention à l'ALTB vendredi passé Monsieur Minguet. Je m'empresse de commander votre livre que j'ai oublié d'emporter ce jour là...
Merci pour votre blog qui regorge d'informations pertinentes et pragmatiques.
Eric

Anonyme a dit…

Je suis inquiète pour votre plantation au Sénégal. J'ai entendu dire que l'eucalyptus rendait les terrains impropres a y replanter quoi que ce soit. Et donc crée des déserts.Je suis donc étonnée qu 'un écolo se lance dans cette aventure. Ne serait-il pas opportun d'y planter des espèces peut-être moins rentables mais plus durables?
Merci d'y réfléchir.

Anonyme a dit…

Monsieur Minguet,
Peut-on sérieusement prétendre défendre la biodiversité et soutenir les plantations d'Eucalyptus. Ces champs d'arbres (on ne peut appeler cela des forêts) sont des milieux biologiquement très pauvres (comme nos plantations d'épicéas en Ardenne). J'ai eu l'occasion d'en visiter en Algérie et au Portugal. Dans ce dernier pays, j'ai vu comment les sylviculteurs s'y prenaient pour faire table rase (sur des dizaines d'ha ou plus) de toute végétation pour planter cette essence. Un choix économique, sans doute, mais une aberration écologique.
Maxime Metzmacher, biologiste et auteur d'études d'incidences sur l'environnement.

Laurent MINGUET a dit…

Cher Monsieur
Je suis d’accord avec vous pour dire qu’une plantation d’arbres dont on limite les espèces à l’acacia et l’eucalyptus est d’une pauvre biodiversité par rapport à une forêt primaire à l’instar d’un champ de pommes de terre fussent-elles certifiées bio.
Je suis aussi convaincu que vous de la nécessité de la biodiversité ainsi que je l’ai écrit dans mon livre 9 milliards.
Par contre, je pense qu’il est impossible de revendiquer de la biodiversité partout jusque dans sa salle à manger. En effet, le développement durable consiste à satisfaire les besoins de l’humanité en se souciant des générations futures. Il ne se limite pas à créer un maximum de biodiversité et à obliger toute l’humanité à vivre dans une immense forêt primaire. Ce serait utopique et un vrai cauchemar.
Etant donné que le Sénégal doit satisfaire ses besoins en énergie renouvelable, je n’ai pas trouvé de meilleur moyen que le bois énergie pour remplacer les centrales au fuel lourd, principal moyen de production électrique (90%).
En effet, la moyenne de vent de 4 m/s est médiocre, contrairement à la Belgique.
Le pays est plat sans grand potentiel hydroélectrique.
Il y a du soleil, certes, mais le photovoltaïque est beaucoup trop cher pour cette population pauvre. Le projet de centrale photovoltaïque de Ziguinchor n’a pas trouvé de financement.
Même les centrales solaires thermiques, solution d’avenir, sont trop chères actuellement et ne pourront être envisagées que dans une ou deux générations.
Reste donc, la biomasse dont le potentiel est des dizaines de fois plus élevé que le besoin actuel de la population. En effet, nous avons démontré que 100.000 ha de plantations suffiraient à couvrir les besoin en électricité de ce pays de 20 millions d’ha. A titre de comparaison, le Sénégal cultive déjà 300.000 ha de riz où la biodiversité n’est pas au rendez-vous. Comment les sénégalais pourraient-ils se nourrir d’après-vous ?
Mais rassurez-vous, il n’est pas question de couvrir le Sénégal de cultures pauvres en biodiversité mais de satisfaire les besoins en utilisant une portion congrue du sol.
Paradoxalement, ne pas le faire conduit à l’effet inverse que vous détestez. En effet, la non production de bois énergie induit la déforestation d’environ 40.000 ha de forêts par an au Sénégal et pas mal de mangrove car le paysan sénégalais ne se soucie pas (encore) d’environnement quand il doit trouver du bois pour cuire son riz.
L’énergie du pauvre paysan est donc non durable de même que les cultures sur brûlis qu’il pratique.
En développant le concept de bois énergie permettant la production d’électricité et de charbon de bois durable, nous pouvons sauver les forêts qui, elles, maintiennent la biodiversité.
Je crois que votre raisonnement est victime du paradoxe du cloisonnement que j’ai illustré dans un autre article. En ne considérant qu’un aspect du problème, en l’occurrence la biodiversité, on interdirait les plantations de bois énergie ce qui, à terme, conduirait à la désertification qui ruinerait la biodiversité comme c’est arrivé au Togo.
Laurent MINGUET

Anonyme a dit…

Monsieur Minguet,

Merci d'avoir pris le peine de me répondre. J'ajouterais pour votre information que certains ingénieurs forestiers proposent une sylviculture visant, à la fois, la production et la protection de la biodiversité. Vous trouverez un article sur le sujet dans la revue Forêt wallonne de 2008 (principesProSilva.pdf). Les auteurs ne sont pas de doux rêveurs, mais des scientifiques chevronnés. De son côté, le prof. Willy Delvingt (Fac agro de Gembloux) a proposé aussi, dans un article de 1998 sur la gestion forestière (R.W., D.N.F., Trav. 20 : 411-418) des solutions pour la promotion de la biodiversité dans nos plantations. Cet auteur a par ailleurs une longue expérience des forêts africaines. Alors qui pratique le cloisonnement :-) ?

Laurent MINGUET a dit…

cher Monsieur

J’ai lu le rapport que vous mentionnez qui ne manque pas d’intérêt mais ne concerne pas du tout les plantations de bois énergie en Afrique tropicale.

On peut certainement cultiver une forêt composée d’espèces variées pour augmenter la biodiversité mais ce sera au détriment de la productivité.

Nos plantations produisent entre 15 t et 20 t de matière sèche par hectare par an (tms/ha.an). Je pense que le rendement d’une forêt composée d’essences variées serait de l’ordre de 10 tms/ha.an dans des conditions semblables. Il faudra davantage de travail pour produire une tonne de bois.

Je doute qu’on puisse convaincre le paysan casamançais de travailler plus pour produire une tonne de bois afin d’augmenter la biodiversité de sa plantation.

D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que le mythe du « bon sauvage » de Rousseau a vécu.

L’avantage d’un eucalyptus provenant d’une plantation est qu’il est facile à tracer dans la chaîne de production. Il ne peut provenir que d’une culture de bois énergie.

Par contre, du bois biodiversifié pourrait provenir de n’importe quelle forêt en ce compris les fragments de forêt primaire qui subsistent au Sénégal.

La tentation serait grande de perpétuer la coupe sauvage responsable de la déforestation.

Quand France Gall chante « et le désert avance », elle oublie de dire que c’est par la main de l’homme et la gueule des ovins dont le nombre croît avec la population pour fêter la tabaski (aït el kébir).

Aujourd’hui, beaucoup de paysans casamançais vivotent en trafiquant du charbon de bois artisanal dont la production est quatre fois supérieure au quota imposé par l’administration des eaux et forêts. Ils coupent du bois n’importe où qu’ils transforment de manière artisanale pour produire un charbon de bois médiocre avec un rendement médiocre – 100kg par tonne de bois – en dégageant de grandes quantités de gaz à effet de serre. Le prix de revient est d’environ 100€/tonne.

Pour arrêter cette gabegie, une solution est de fournir des fours appropriés bon marché dont le rendement s’élève à 300 kg par tonne de bois fourni par une plantation de bois énergie. On peut alors être plus compétitif que le charbon de bois illégal ce qui permet d’offrir un meilleur revenu au producteur et un meilleur prix au consommateur tout en stoppant l’impact désastreux de l’exploitation minière des forêts.

Si quelqu’un pense détenir une meilleure solution, je l’exhorte à l’expérimenter sur le terrain car de la théorie à la pratique, il y a souvent des différences, surtout en Afrique.

Bien à vous

Laurent MINGUET