30 avril 2011

Laurent Minguet nominé au Vlerick Award 2011

Le Vlerick Award de la Vlerick Leuven Gent Management School a pour vocation, depuis 2001, de récompenser «un business leader qui, à force de résultats durables, a mené son entreprise au sommet international de son secteur».

Laurent Minguet (EVS) était nominé pour la onzième édition de ce prix prestigieux. Voici sa vidéo de présentation réalisée par l'équipe du Vlerick Award:



Les autres nominés étaient: Luc Bertrand (Ackermans & van Haaren), Luc De Bruyckere (Ter Beke) et Bert De Graeve (Bekaert). C'est ce dernier qui a été élu par le public sur le site de Vlerick Alumni ainsi que pendant la soirée de gala, le 28 avril.

Les vainqueurs des années précédentes:
2001: Baron Karel Van Miert (†)
2002: Baron Paul De Keersmaeker
2003: Jean-Luc Dehaene
2004: Dr. Peter Piot
2005: Dr. Catherine Verfaillie
2006: Zuster Jeanne Devos
2007: Baron Patrick De Maeseneire (Callebaut)
2008: Hein Deprez (Univeg) et Gabriel Fehervari (Alfacam)
2009: Herman Van de Velde (Van de Velde Lingerie)
2010: Vic Swerts (Soudal)

Quelques photos de la soirée:













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20 avril 2011

La guerre de l’eau n’aura pas lieu

Le triomphe du photovoltaïque (3/3)



Grâce aux technologies renouvelables, la guerre de l’eau n’aura pas lieu. Qui aurait intérêt à faire la guerre pour une commodité dont le prix ne cessera de descendre et dont la disponibilité est infinie?

Le prix des panneaux solaires thermiques (PST) et photovoltaïques (PV) permet de calculer le prix de production d’eau potable à partir d’eau de mer ou d’eau d’égout. Le PV génère l’électricité nécessaire pour activer des pompes de la technologie de production dite «par osmose inverse», alors que le PST permet la distillation de l’eau de mer ou d’égout.

Les deux technologies sont moins coûteuses au départ d’eau d’égout que d’eau de mer mais des raisons psychologiques contraignent les collectivités à préférer la mise en œuvre de désalinisation d’eau de mer.

Celle-ci coûte aujourd’hui 0,5 €/m³ plus deux kWh électriques. Or, une installation industrielle de PV peut, sans problème, être réalisée à moins de 2 €/Wc.

Dans un pays ensoleillé comme le Maroc, le prix du kWh photovoltaïque actualisé à 5% est de 7,5 €c. Le coût de l’électricité PV nécessaire à la production d’un m³ d’eau potable est donc de 0,15 € pour un prix total de 0,65 €/m³.

A titre de comparaison, nous payons notre eau potable près de 4€/m³ en Région wallonne où l’eau est plus abondante qu’en Méditerranée. Soit six fois plus cher.

Nous pouvons donc affirmer que, grâce aux technologies renouvelables, la guerre de l’eau n’aura pas lieu. Qui aurait intérêt à faire la guerre pour une commodité dont le prix ne cessera de descendre et dont la disponibilité est infinie?

En effet, contrairement au pétrole, nous ne consommons évidemment pas l’eau qui est restituée intégralement, certes souillée, au cycle de l’eau duquel elle a été prélevée.

Pour la Wallonie, il est naïf de fantasmer sur l’«or bleu» qu’ils vendront cher en Flandre dénuée de sources potables. Les Flamands possèdent déjà des stations de désalinisation en mer du Nord dont la compétitivité fixe à la baisse le prix qu’ils pourraient payer pour l’eau wallonne.

N’en déplaise à Ricardo Petrella qui fait de la pénurie de l’eau son fonds de commerce de conférences et de débats, l’eau ne sera pas un problème de pénurie mais de développement.

Laurent Minguet

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19 avril 2011

Eau chaude: la fin programmée des panneaux thermiques

Le triomphe du photovoltaïque (2/3)



Contrairement à une idée reçue, les technologies renouvelables sont elles-mêmes dans une course de compétitivité. Produire de l’eau chaude sanitaire en été en couplant des panneaux photovoltaïques à une pompe à chaleur revient désormais moins cher qu’avec des panneaux thermiques.

En hiver, avec un soleil rare, la production d’eau chaude sanitaire est souvent couplée au chauffage du bâtiment qu’il soit fossile (gaz, mazout) ou renouvelable (pellet). En période estivale par contre, on peut couper le chauffage et produire quasi toute l’eau chaude sanitaire avec une installation thermique bien conçue.

Le système PST (panneaux solaires thermiques) pour un ménage de 2 personnes est composé de 5 m² de PST, de quelques accessoires (tuyaux, pompe, pressostat..) et d’un ballon d’eau chaude qui conserve l’eau chauffée par le soleil à plus de 45°C. Le prix de l’ensemble est d’environ 5.000€ TVAc. Il faut ajouter quelques dizaines d’euros par an pour alimenter en électricité la pompe et la régulation du système avec un peu d’entretien.

Ce système produira 2.000 kWh d’eau chaude pendant 25 ans.

20% moins cher et la clim’ en prime

L’alternative est d’installer 5 m² de panneaux photovoltaïques (PV) qui produisent seulement 500 kWh électrique par an mais sont suffisants pour alimenter une pompe à chaleur (PAC) qui déplacera la chaleur de l’environnement dans le ballon d’eau chaude sanitaire pour obtenir aussi 2.000 kWh d’eau chaude à plus de 45°C, exactement comme le système PST. L’investissement global est cependant de 4.000€ et les frais d’entretien annuel sont moindres.

Mieux, en période estivale, la chaleur pompée dans la maison la rafraîchit pour le même prix.

De plus, en cas de pénurie de soleil, le système PST utilise souvent une résistance électrique d’appoint qui consomme quatre fois plus d’électricité que la PAC pour le même résultat.

L’alternative PV-PAC est donc moins chère tant à l’investissement qu’au fonctionnement tout en apportant une solution gratuite et écologique pour rafraichir votre habitation en été.

Cela laisse à penser que le PST pour la production d’eau chaude sanitaire n’a plus d’avenir car il est vraisemblable que la solution PV-PAC va continuer d’améliorer sa compétitivité par rapport au PST.

Laurent Minguet

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18 avril 2011

Qu’attendez-vous pour vous équiper?

Le triomphe du photovoltaïque (1/3)



Sur 15 ans, votre investissement en panneaux photovoltaïques sera remboursé deux fois et produira votre électricité gratuitement. Avec une installation standard pour un ménage de quatre personnes, vous empocherez à terme 12.000€ net sur l’investissement et plus de 21.000€ d’électricité gratuite. Qu’attendez-vous? Les aides actuelles de la Région wallonne, très généreuses, ne seront pas éternelles...

0,95€/Wc. C’est le chiffre le plus bas qu’il me fût donné pour une offre d’un petit container de panneaux photovoltaïques de bonne facture (chinoise). Le meilleur prix pour du panneau allemand était de 1,24€/Wc.

Ces chiffres n’évoquent peut-être rien pour vous et moins encore la notation €/Wc. Il s’agit du prix à payer pour un panneau qui produit 1 watt dans les meilleures conditions d’ensoleillement, c’est-à-dire au top ou à la crête de sa productivité d’où le jargon «watt-crête» (Wc).

Tous les fabricants de panneaux photovoltaïques, tous les installateurs, toutes les offres, toutes les primes sont exprimées en Wc à l’instar du prix du pétrole qui est exprimé, universellement, en $/bl : dollar américain par baril de pétrole, lequel contient environ 159 litres.

Et alors?

Nous connaissons tous l’évolution du prix du pétrole qui a atteint son sommet de 147$ (87€) en juillet 2008 alors qu’il valait seulement 10$ en 1999. En avril 2011, il vaut 113$ (78€) comme le montre le graphique.



On y voit que la tendance structurelle est à la hausse avec des tendances conjoncturelles à la baisse liées à la crise financière mondiale de mi 2008-2009.

Voici la courbe équivalente du prix du photovoltaïque. Elle est décroissante et paraît insensible aux cycles économiques.



Ces deux courbes illustrent bien l’inéluctable augmentation du coût des énergies classiques et diminution des énergies renouvelables qui sont toutes issues, directement (solaire thermique, photovoltaïque) ou indirectement (éolien, biomasse...), du soleil.

Au cours du temps, les technologies classiques deviennent donc moins compétitives que les énergies renouvelables.

Le prix de l’électricité au Sénégal

A moins d’un euro le watt-crête, le photovoltaïque chinois vient de déclasser la production électrique du Sénégal basée à 90% sur des centrales électriques au fuel lourd.

En effet, le prix de revient du Kilowattheure (kWh) électrique au Sénégal coûte au moins le prix des 3 kWh primaires de pétrole nécessaires à le produire, compte tenu de la chaîne de rendement composée du raffinage, transport du fuel lourd, rendement thermodynamique, transport de l’électricité.

Avec un baril à 113$ (78€), le kWh primaire coûte environ 5 euro cent (€c). Le prix de revient du kWh électrique est donc supérieur à 15€c.

Pour produire de l’électricité avec un panneau photovoltaïque, il faut lui adjoindre un onduleur, un support orienté au sud, quelques câbles et accessoires électriques dont le prix est de l’ordre de 1€/Wc également. Le prix du Wc installé se situe donc aux alentours de 2€, un peu plus ou un peu moins selon le prix de la main-d’œuvre, du support, les économies d’échelle, la marge de l’installateur...

Or ce Wc produit au Sénégal 1,7 kWh par an pendant 25 ans. Le prix de revient est donc de 5€c/kWh contre environ 18€c pour un kWh acheté à la Sénélec, la compagnie nationale d’électricité. Avec une telle différence, l’investissement est vite amorti d’autant que la Sénélec endettée de plus de 100M€ devra inévitablement augmenter ses tarifs, déjà très élevés, pour éviter la faillite.

En comptant même un taux d’actualisation de 15% correspondant au taux d’emprunt usuraire pratiqué pour les investissements en Afrique, le coût du kWh photovoltaïque reste à 13€c.

On objectera que le kWh photovoltaïque n’est pas constamment disponible contrairement à celui du réseau électrique. Détrompez-vous. La Sénélec coupe quotidiennement le réseau plusieurs fois par jour pour des durées indéterminées qui peuvent dépasser plusieurs heures. A l’inverse, le soleil au Sénégal est très prévisible tant en quantité qu’en termes horaires. Le courant photovoltaïque est donc a priori plus fiable que celui de la Sénélec.

Et en Belgique?

En Région wallonne, le prix moyen de l’électricité est de 21€c/kWh.

A 1€/Wc, le prix du Wc installé devrait coûter 2,4€ TVA comprise. Le prix de revient du kWh est d’environ 11€c malgré une productivité – 0,85 kWh/Wc – deux fois moindre qu’au Sénégal. Si on l’actualise à 5%, ce qui correspond au taux raisonnable d’un financement à taux fixe, le coût est de moins de 16€c, 25% de moins que le tarif actuel du réseau sans aucune prime.

Il est donc temps de vous équiper d’autant que les aides actuelles sont très généreuses. Jugez plutôt. Le Wc produira pendant 15 ans 12,75 kWh donnant droit à 0,089 certificat vert (CV) d’une valeur minimale de 65€ soit un revenu actualisé de 5€. Votre investissement de 2,4€ sera donc remboursé deux fois et produira votre électricité gratuite.

Avec une installation de 5.000 Wc, vous empocherez à terme 12.000€ net sur l’investissement et plus de 100.000 kWh d’une valeur de 21.000€. Qu’attendez-vous?

Vous trouverez d’ailleurs facilement des tiers investisseurs prêts à installer gratuitement sur votre toit des panneaux photovoltaïques et de vous donner toute l’électricité qu’ils produiront en échange des CV que la Région wallonne vous donnera pendant 15 ans.

La Région va sans doute réduire cette aubaine actuelle d’ici quelques mois pour tenir compte de la chute des prix des panneaux photovoltaïques et n’octroyer plus que 0,042 CV/Wc sur 10 ans soit 2,5€ actualisé.

L’installation sera donc toujours gratuite à terme et prodiguera les 21.000€ d’électricité.

Laurent Minguet

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